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Précédemment dans le webzine d’HCube tu nous a éclairé sur le sujet de l’intelligence artificielle. Plein d’avenir et de possibilités, la question est si vaste que l’article d’aujourd’hui porte sur une des applications de l’intelligence artificielle : La robotique humanoïde.

Comme la plupart des sujets que l’on aborde, la robotique humanoïde est un sujet futuriste mais bien réel, dont l’idée n’était autrefois seulement abordée dans les livres de science-fiction.

Comment est-ce que tout cela a commencé ?

Au plus loin, je pense que l’on peut remonter à l’automaton décrit dans le recueil de fables Taoïste. Un mathématicien grec a ensuite imaginé un automatisme pour servir le vin aux invités en 50 après JC. Les automatismes mécaniques s’assimilant au comportement humain ont ensuite accompagné l’évolution de l’histoire au travers d’inventeurs tels que Al-Jazari ou Léonard De Vinci (et son chevalier en armure).


Dans la robotique humanoïde telle qu’on la connait aujourd’hui, avec des vrais prototypes fonctionnels basés sur l’électronique, c’est sans surprise le Japon qui a été le précurseur. En effet, de 1967 à 1972, le WABOT-1 développé par l’université Waseda a été le premier androïde qui marche, communique (en japonais au travers de sa bouche artificielle), mesure distances et directions des objets alentours (avec ses yeux et oreilles artificiels), les attrape et les déplace avec ses mains.

On peut déjà voir des robots humanoïdes en vente dans les magasins de jouets, les robots font donc déjà parti du quotidien de nos enfants.

Cette démocratisation va-t-elle s’accentuer dans un avenir proche ?

Les jouets ont été les premiers concernés effectivement dans la robotisation avec apparence humaine. Notamment au travers de poupées capable d’une communication toujours plus poussée. Cette robotisation n’est que l’animation par l’électronique d’un objet existant qui restait auparavant inanimé.

Dans les autres domaines, il reste un côté terrifiant et une aversion qui a toujours existé depuis que la théorie de ces robots humanoïdes a été posée (on le voit notamment dans les descriptions d’Asimov et l’accueil réservé à ces robots par les humains).

Dans un avenir proche, il est probable de continuer de voir la recherche avancer avec cette recherche d’une ressemblance maximale. Les principaux enjeux sont notamment médicaux avec des prothèses toujours plus développées.

Pour la démocratisation auprès du grand public, on n’y est pas encore.

D’ici 20 ans les robots seront-t-ils omniprésents dans notre société ?

Les robots sont déjà omniprésents. Les robots humanoïdes feront sans doute leur apparition dans des métiers de service le jour où ils seront moins anxiogènes pour le public.

A l’accueil des hôtels ou des restaurants, ils pourraient postuler.

Cependant cette présence sera pendant encore longtemps contrée par :

  • La volonté des gens de se confronter à des « vrais » êtres humains chaleureux. On le constate déjà aujourd’hui dans les restaurants aux serveurs (parfois trop) familiers qui apporte une vraie valeur ajoutée à l’animation du repas.
  • La digitalisation qui se développe encore et toujours. Des écrans, des hologrammes ou des applications seront toujours moins coûteux que des robots de silicone et de métal.

Les robots seront-ils amenés à avoir des caractéristiques psychologiquement humaines telles que les émotions, mais aussi des valeurs morales, des opinions ?

Si l’intelligence artificielle (lien vers notre précédent article à ce sujet: Lien) a connu un tel essor ces dernières années, c’est en se rapprochant au maximum du fonctionnement du cerveau humain avec notamment un réseau neuronal. Pour parler d’émotions, il faudrait pouvoir les définir. Les sentiments et les émotions sont avant tout des réactions chimiques dans des corps fait de chair et d’os. Les robots ne se contente aujourd’hui que de « simuler » la réaction en fonction de l’environnement et la situation. La recherche permettra demain de s’approcher au plus près de ces réactions chimiques en stimulant les robots qui possèderont des capteurs toujours.

Avant tout cela, il faut se rendre compte que l’être humain dans son caractère social à avant tout besoin de se confier, de se sentir écouté et compris. Et ça, un chatbot le fait très bien aujourd’hui. Un Siri ou un Alexa est donc aujourd’hui parfaitement capable de simuler l’émotion.

Concernant les opinions et les valeurs morales. Le robot/IA se remettra toujours aux informations ingurgitées. Si l’homme est capable de faire un tri dans cette information, les premiers essais ont montré que le robot n’en est pour le moment pas capable (voir l’expérience faite par Microsoft et son IA qui est rapidement devenue raciste à la suite d’une attaque de membres du réseau 4chan qui a inondé celle-ci d’informations « politiquement incorrectes »).

Parmi les questions éthiques, les robots pourraient-ils bénéficier d’un statut social ? Des lois en faveur des robots auront-elles leur place dans le code civil ?

Le robot Sophia a déjà obtenu la nationalité saoudienne en octobre 2017.

L’événement a soulevé de nombreuses questions. La commission européenne a reçu en avril 2018 une lettre de 156 experts de l’IA pour l’alerter des dangers d’attribuer une personnalité électronique à certains robots.

« En adoptant la personnalité juridique (pour les machines), nous allons effacer la responsabilité des constructeurs »

Les dérives d’un robot ayant un statut légal sont nombreuses : il pourrait prétendre à des droits humains : la dignité, l’intégrité, la rémunération voire la citoyenneté.

En conclusion ?

Sur un sujet souvent anxiogène, il est intéressant de mettre en parallèle 2 constats au travers de vidéos ci-dessous.

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