blockchain

Mercredi dernier s’est tenu dans les bureaux aixois d’HCube une réunion BrainStorming autour de la BlockChain.
Autour de quelques bières et dans une ambiance des plus conviviales, cette réunion a pour but de proposer à chacun d’apprendre de nos experts.
Cette semaine, ce sont les fondateurs d’Atayen qui nous ont présenté leur solution basée sur l’Ethereum (une des solutions les plus connues avec le Bitcoin) et plus généralement leur vision de la BlockChain.

« Si internet s’est développé autour de serveurs centralisés, la BlockChain a fait le pari du serveur décentralisé. »

La BlockChain est une technologie qui s’est rendue célèbre avec la spéculation de ces dernières années autour des crypto-monnaies.
Si certains ont souhaité en savoir un peu plus sur le fonctionnement lors de cette montée en puissance de l’utilisation de la BlockChain, pour beaucoup, la mécanique reste parfaitement opaque.

En quelques mots, la BlockChain c’est avant tout un changement d’organisation et d’architecture. Si internet s’est développé autour de serveurs centralisés, la BlockChain a fait le pari du serveur décentralisé.
Celle-ci nécessite donc d’avoir une multitude de « nœuds » : des ordinateurs reliés au réseau blockchain et utilisant un programme relayant les transactions. Les nœuds conservent une copie du registre blockchain et sont répartis partout dans le monde.
L’ethereum a par exemple plus d’une dizaine de milliers de nœuds (vous pouvez les visualiser ici : https://ethernodes.org/network/1), autant de témoins de confiance du contenu des blocs.

Car la BlockChain est comme un grand livre public qui décrit un ensemble de transactions/contrats.
Ainsi un utilisateur A (derrière un pseudonyme) transmet un actif sous la forme d’un token à un utilisateur B de manière publique. Cette transaction va être placée avec d’autres dans un bloc qui va être « miné » et être inscrit définitivement dans la BlockChain.
C’est au moment de la création des blocs (donc du minage) que les opérations sont confirmées. Un bloc est donc simplement l’agglomération de plusieurs opérations valides (confirmation de la propriété par l’utilisateur A) et qui sont en attente (donc pas des opérations déjà passées dans un bloc précédent).
Le principe de base est le suivant :
• N’importe quel nœud (membre) du réseau peut proposer un nouveau bloc, et donc miner
• Le mineur agrège toutes les opérations en attente, non encore incluses dans un bloc et donc non présentes dans la blockchain
• Il vérifie la validité de toutes ces opérations (les comptes sont suffisamment approvisionnés, l’opération est dûment signée par les personnes autorisées, etc.)
• Il groupe les opérations dans un même bloc
• Il soumet le bloc au réseau
• Le réseau étudie la validité du bloc, dans la forme (respect du protocole informatique) et dans le fond (validité des transactions saisies)
• Le réseau accepte le nouveau bloc et tous les membres l’ajoutent à leur copie locale de la blockchain

Ce minage nécessite de l’énergie à l’instar d’une pierre précieuse extraite. Cette énergie c’est la puissance de calcul de l’ordinateur.
Pour ce travail, le mineur est rémunéré, de deux façons :
• Les utilisateurs du système monétaire payent des frais de transaction, qu’ils peuvent choisir librement. Plus ils définissent des frais élevés, plus leurs opérations seront passées rapidement (puisque les mineurs vont prioriser les opérations les plus rémunératrices)
• Toute monnaie prévoit un processus de création monétaire (émission de nouvelle monnaie et donc d’augmentation de la masse monétaire globale), et de la nouvelle monnaie doit être émise. Dans le cas des crypto-monnaies, c’est très souvent au moment du minage. Ainsi, le mineur va créer de la monnaie à chaque bloc, dont il sera le premier propriétaire. Dans le cas du Bitcoin, ce montant généré par création monétaire diminue exponentiellement. Le dernier Bitcoin sera miné dans le courant de l’année 2140.

Après nous avoir expliqué le fonctionnement, Atayen nous a présenté sa propre solution basée sur l’Ethereum : SaTT = Smart Advertising Transaction Token.
Le « Smart Contract » SaTT a pour objectif de changer la relation entre l’annonceur et le diffuseur/éditeur.

Comment ça marche ?
L’annonceur crée une campagne avec les conditions de participations et de résultats de son choix.
L’influenceur répond à la requête et valide le contrat.
Le « Smart Contract » dialogue avec une API tierce pour quantifier la performance de la campagne et évaluer le montant de la transaction.
Pourquoi créer sa propre monnaie ?
Essentiellement pour les coûts lors d’une campagne internationale. La SaTT n’est pas assujettie aux frais de transfert ou de conversion.
Les paiements sont immédiats à partir du moment où le contrat est rempli et les données de facturation ne pourront être corrompues.

Où en est le projet ?
Lancé en avril 2018, les derniers réglages sont en cours pour un lancement en janvier.

Le SaTT est déjà accessible sur le site d’Atayen et vous pouvez d’ores et déjà gérer votre porte-monnaie : https://satt.atayen.us/

Nous remercions particulièrement les équipes d’Atayen qui ont partagé leur expérience et leur souhaitons le meilleur pour la suite de leur projet.

A bientôt pour un prochain Brainstorming !

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